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Bienvenue sur le site de l'association Cabrettes et Cabrettaires

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Cabrettes et Cabrettaires, version 2024

Nous vous invitons à le parcourir sans réserve, et espérons que celui-ci, trouvera vite sa place parmi vos favoris.
Bonne navigation !
Bonne nouvelle, 
Les cours ont repris !
(instruments disponibles  et créneaux encore ouverts).
Nouveaux horaires  également, le Samedi matin.
contactez nous afin de planifier les séances au mieux.
Planning des Cavernemuseux consultable dans activités.
A bientôt.

Sur vos Agendas !

Un Été au Cœur des Traditions

Si l’on reprend une formule qui marche : l’Institution Saint-Joseph, la musique traditionnelle, les arts et traditions populaires, une jeunesse enthousiaste, un mois de juillet ensoleillé et que l’on y ajoute des nouveautés bien pensées, que peut-on obtenir ? La réponse est simple : le Stage de Saint-Flour millésime 2024 !...

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Une pionnière de la Cabrette nous a quitté...

En apprenant, le décès d'Yvonne Franques, ce mardi 14 mai 2024, le petit monde de la Cabrette a ressenti une vive et bien triste émotion. Elle nous a quitté à l'âge de 95 ans.

Yvonne, c'était la gentillesse même et un grand talent empreint de sincérité… L’antistar à la simplicité touchante qui l'a rendue très appréciée de tous. Et, entre Yvonne et sa Cabrette c'est une longue histoire d'amour…

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Merci Roger...

Nous rendons un dernier hommage à Roger le vendredi 3 mai 2024 à 10h00 à l'Eglise Notre-Dame de l’Assomption à Vernet la Varenne dans le Puy de Dôme. Et, selon ses dernières volontés toutes à son image et à sa vie, chacun pourra apporter un bouquet de fleurs naturelles et les cabrettes, les plus nombreuses possibles, raisonneront autour de lui pour lui rendre un dernier hommage.

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Un peu d'histoire !

Entre 1942 et 1956, quand on voulait apprendre à jouer de la Cabrette, on se posait deux questions : où trouver un instrument ? Où trouver un professeur ? Seulement voilà, il n'y a pas de professeur et il est difficile, sinon impossible, de se procurer une Cabrette ; la plupart des grands fabricants (Dufayet, Costeroste, Amadieu...) ont disparu et peu d'artisans en confectionnent. Le dernier facteur connu est Dufayet. Il arrête la fabrication en 1938 et décède en 1939.

Lire toute l'histoire de la cabrette à Paris

Lire la suite...Bienvenue sur le site de l'association Cabrettes et Cabrettaires

Fabrication Anche

Depuis la préhistoire, l'homme s'est toujours servi du roseau pour de nombreux usages, et en particulier pour la construction des maisons, des bateaux et de nombreux ustensiles dont les plus répandus étaient des paniers tressés. L'utilisation du roseau pour la musique est très ancienne, mais uniquement pour fabriquer des instruments, que l'on trouve dans tous les pays où il pousse (pipo, flûte de pan, ...) L'anche pour les instruments à vent est une des utilisations qui a résisté à tous les autres matériaux, et qui a le plus évolué et permis de voir que le roseau n'est pas le même partout.


Les roseaux

Arundo donax, c'est le nom scientifique du roseau. C'est une plante typique du climat méditerranéen où elle pousse spontanément. Elle appartient à la famille des graminées géantes (5 à 6 m de hauteur, 2 à 3 cm de diamètre). C'est une plante stérile qui ne fleurie jamais. Elle se multiplie par ses rhizomes qui émettent chaque année des racines et des tiges aériennes. Les rhizomes croissent et se développent indéfiniment horizontalement sous la surface du sol, ce qui explique sa fragilité au gel. Ils produisent des racines sur sa face inférieure qui s'enfoncent dans la terre et des tiges sur sa face supérieure. Contrairement aux racines, les rhizomes ont des nœuds, des bourgeons qui produisent des petites feuilles et des tiges.


Tige d'un rhizome

Le roseau sort de terre entre avril et mai. Et comme il sort de terre, il demeure et ne grossit plus. S'il sort petit, il reste petit, s'il sort gros, il reste...gros. C'est l'été qu'il prendra sa hauteur. Quand le roseau est à maturité (au bout de deux ans où il mesure environ de 7 à 8 mètres avec un diamètre entre 26 et 32 mm), on le coupe et l'entrepose à l'air libre où il sera travaillé. La coupe s'effectue au cœur de l'hiver rigoureux, tant que la sève est au plus bas, au milieu des racines sur une période de quatre mois du 1er décembre au 31 mars. Ainsi, on coupe le roseau en période de repos de la plante et uniquement en lune descendante. La coupe s'effectue le plus bas possible, là où il est le plus fort. On ne coupe que des roseaux qui ont au moins deux années, et uniquement ceux qui ont le bon diamètre, car chaque instrument demande une mesure très particulière. Après la coupe, les roseaux sont assemblés en "cloches". On laisse ensuite le roseau au repos, avec ses feuilles, de deux mois à deux ans suivant les instruments.

004 Les roseaux assemblés en "cloches"

Vient ensuite le raclage. On enlève les feuilles de chaque tige, on le nettoie, on garde seulement les deux ou trois mètres à partir de la base (le reste étant utilisé comme cannisse), on coupe (du pied vers la pointe) des tubes en jettant les nœuds pour obtenir des bâtons propres à la musique. Et en juillet puis en août, c'est le temps de l'exposer au soleil. Torses nus, on le "soleille" sur des claies. C'est là que le roseau perdra de sa verdeur, qu'il prendra sa teinte jaune comme un petit pain. Sa peau se transforme en vernis grâce au vent et à la lumière. Puis, les roseaux séchés sont stockés sous le vent avant de le rentrer à l'abri de l'humidité. Enfin, le travail d'artisan commence, chaque tube est calibré en fonction de sa destination : baryton, ténor, alto, clarinette, hautbois ou basson.

005 Le "soleillage" des roseaux

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Roseau pour basson Ø 22/25 mm

Les bâtons sont débités en tubes sans noeuds. Les tubes sont calibrés et triés selon l'instrument. Pour fabriquer une anche double pour Cabrette, il faut se procurer des tubes d'un diamètre d'environ 25 mm.

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Tube logueur 8/10 cm

Chaque tube est coupé en deux pour obtenir des tronçons de 8 à 10 cm puis découpé en lamelles de 10 mm de large.

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Lamelle de roseau

Chaque lamelle est ensuite gougée à l'aide d'une gouge de 26 au biseau inversé pour obtenir une épaisseur de 0,6/0,7 mm.

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Lamelle de roseau dégrossie

Enfin, on polira l'intérieur de la lamelle à l'aide d'une bande de papier de verre (00) pour éliminer toutes les imperfections.

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Lamelle de roseau gougée à 0,7 mm

Après avoir délimité le milieu de la lamelle gougée à l'aide d'un crayon à papier, on découpera celle-ci afin de lui donner une première forme trapézoïdale. On utilisera une pince que l'on peut fabriquer soi-même.

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Lamelle de roseau prédécoupée

Pour permettre de plier le roseau, partie gougée en dedans, on fera un trait de scie sur le milieu de la lamelle.

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Trait de scie

Après avoir plier délicatement le roseau, les deux lamelles maintenues entre le pouce et l'index seront égalisées sur du papier de verre afin d'obtenir un trapèze bien régulier et la bonne largeur. Celle-ci varie en fonction du calibre de l'anche ; 9 mm pour un 39, 10 mm pour un 47.

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Pliage de la lamelle

La ligature

La ligature est un élément important de l'anche. Elle permet d'une part de maintenir ensemble les deux lames de roseau en faisant office de ressort et d'autre part de régler en partie la justesse du pied de Cabrette.

17 2 La ligature

Pour réaliser une ligature d'anche de Cabrette, il faut se procurer du fil de laiton ou du fil de cuivre étamé de 0,5 mm de Ø et un outil, que l'on peut fabriquer soi-même, sur lequel on enroule le fil de laiton (5 spires) pour se terminer par une torsade. La largeur de la ligature varie en fonction du calibre de l'anche; de 6 mm pour un pied de 39 à 8 mm pour un pied de 47.

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Outil pour fabriquer une ligature

Lorsque la ligature sera terminée, on la gissera sur les deux lamelles jusqu'à la bloquer en force avec le dos d'une lame de couteau sans toutefois trop serrée sous peine de restreindre les vibrations de l'anche. Puis on enlèvera le vernis des lames inférieures à environ 5 mm de la ligature et on les humidifiera en les tenant entre ses lèvres pendant quelques instants.

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Ligature bloquée sur les lamelle

Le canon

La longueur du canon est fonction du calibre de l'anche donc de la longueur du pied et, plus récisément de la distance "Fond de portée / Trou du pouce", distance qui est fixée par le Facteur de Cabrette pour chaque longueur de pied.


Cotes trou du pouce/ligature

La cote "trou du pouce/haut de la ligature" est très importante. Elle doit être respecter pour obtenir un bon accordage.
Pour fabriquer un canon, il faut se procurer un feuilard en cuivre ou laiton de 0,4 mm d'épaisseur. On découpera dans celui-ci des trapèzes isocèles ayant pour bases 8 et 14 pour les pieds de 35 à 42 cm de longueur et 9 et 15 mm pour les pieds supérieurs à 44 cm.
Les trapèzes seront ensuite façonnés sur un guide afin d'obtenir une parfaite conicité.

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Le canon

Enfin, on aplatira le sommet du canon sur un guide afin de former une éllipse. Cette forme ovoïdale est importante car elle conditionne la bonne ouverture et la bonne symétrie des lames. Les guides peuvent être fabriqués avec des clous de charpente. Utilisez votre imagination quand il s'agît d'outils. Il est important que vous ayez des outils avec lesquels vous ayez plaisir à travailler et qui conviennent aux différentes phases du travail.


Montage de l'anche

Introduire le canon entre les lames inférieures.23 b

Puis, on se munira de fil poissé que l'on peut acheter dans le commerce ou du fil solide, type fil d'Ecosse, que l'on aura précédemment poissé avec de la poix. On commencera à enrouler le fil en partant 3 mm avant la base des lamelles inférieures en faisant des spires jointives et très serrées. Arrivé à la base de la ligature, on redescendra jusqu'au point de départ.

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Le grattage

Le bon grattage dépend de l’état de l’affûtage ainsi que de la qualité de la manufacture de l’outil. On effectuera d'abord un premier dégrossissage en enlevant le "brillant" des deux lamelles en commençant à environ 2 mm de la ligature et en prenant soin de faire un arc de cercle. Cette partie non grattée s'appelle "le talon"

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Puis, commencera l'affinage. Avec une lame bien affûtée, grattez du talon vers la pointe et toujours dans le sens des fibres du roseau jusqu'à obtenir une épaisseur d'environ 0,7 mm d'épaisseur (pour les deux lamelles réunies).

A mi-route, on libèrera les deux lamelles en les coupant à 2 mm de la pliure, de l'extrémité supérieure des lames. Cette opération s'effectue sur un petit billot de bois dur avec un couteau tranchant.

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L'accordage

Avant d'introduire l'anche dans sa portée, enrouler plusieurs épaisseurs de fil non poissé autour du canon de façon à ce que la base de celui-ci épouse la forme de la portée du pied. L'accordage se fera avec un accordeur électronique sur la note tonique du pied qu'on appelle "limanié". Le premier essai indiquera que le pied sonne trop bas, on coupera alors le sommet des lames jusqu'à l'accord. Plus on approchera de l'accord, plus les coupes seront fines. Lorsque l'accord sera correct, on vérifira toutes les notes jusqu'à "la fleur". C'est le nom donné à la note au-dessus de l'octave supérieur. Il est a noté que la note "modale", soit un SI pour un pied en DO, souffre d'une altération proche du demi-ton. La note juste est obtenue en débouchant uniquement l'index de la main placée en bas sur le pied.

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Pour obtenir un bon accordage des notes, on affinera les lamelles en grattant ici ou là : à la base de l'anche pour baisser le son ou à son extrémité pour le monter. Le grattage du coeur de l'anche permet une modification assez importante de la couleur sonore de celle - ci. Trop de bois vous donne une anche dure, trop peu de bois et l'anche s'effondre.
Si l'anche est trop dure, gratter le long des bords. Attention si vous en retirez trop ici par rapport au milieu de l'anche, un déséquilibre est créé et l'anche devient instable, le son s'assourdit et le ton s'assombrit légèrement.

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En pinçant légèrement le plat de la ligature, on diminuera l'ouverture, on baissera le ton. En pinçant des deux côtés, on obtiendra une ouverture plus grande, on montera le ton. Une anche trop ouverte, rendra impossble d'atteindre "la fleur", la note au-dessus de l'octave supérieure.
On retiendra que chaque anche est unique; le roseau est une matière naturelle qui peut se comporter de façon très différente selon la température, l'hygrométrie, etc... Pour limiter ces effets, on trempera l'anche, à mi-hauteur des lames, dans de l'huile d'amende douce pendant une heure.
Chaque pied est également unique donc la dimension et la facture du Pied imposent les propres cotes de l'anche. Une anche prévue pour un pied de 39, ne conviendra pas à un pied de 47, et inversement. L'anche d'un pied de 39 fait par tel facteur peut ne pas convenir à un autre pied de 39 réalisé par un autre facteur.

La fabrication d'une anche requiert de l'entraînement, une délicate précision dans le maniement des outils et beaucoup de patience. Cela entraîne aussi nombre de beuglements d'exaspération, d'agacement, des grincements de dents et le supplice de l'âme !
La meilleure anche est celle que vous obtiendrez avec l'expérience, bon courage...




Par Victor Laroussinie
Janvier 2005

Fabrication pied

Le hautbois, le bourdon et la chanterelle sont des tuyaux sonores, car ils émettent un son musical lorsque l'air qu'ils contiennent entre en vibrations. Dans le tuyau musical l'air vibre en se déplaçant longitudinalement. Le son musical a trois qualités :

  • l'intensité, c'est la qualité que possède le son d'impressionner plus ou moins fortement l'oreille,

  • la hauteur, c'est la qualité qui fait distinguer un son grave d'un son aigu,

  • le timbre, c'est la qualité qui permet de distinguer 2 sons d'égale hauteur mais de 2 instruments différents. Ces trois qualités sont respectées lorsque le "tuyau sonore" permet le bon déplacement longitudinal de l'air, en ayant une surface interne la plus lisse possible et une perce bi-conique favorisant la mise en vitesse de l'air.

LE FACTEUR DE CABRETTE

S'il ne se décourage pas en cours de route, le nouveau facteur va partir à la découverte d'une activité passionnante. Il est préférable pour lui, qu'il ait :

  • une pratique musicale et une connaissance de l'instrument,

  • un goût certain pour le travail du bois,

  • un ensemble d'outillages de qualité,

  • une expérience d'utilisation de ces outillages,

  • l'amour de tenir dans ses mains un travail bien fini, qu'il est agréable de regarder et de "caresser".
    Le Facteur devra équiper son atelier en constituant un ensemble d'outillages spécifiques et de qualité. Outre les outils de coupe (forets et alésoirs), il faudra créer et confectionner un certain nombre d'aménagements qui vous aideront à répéter les mêmes gestes sur toutes les pièces. Il s'agit entre autre :

  • du gabarit de copiage pour le perçage des notes,

  • d'un"tour de perçage" pour les trous des notes et pour le perçage du boîtier,

  • d'éventuels gabarits de copiage pour les formes extérieures du hautbois et de la chanterelle,

  • d'éventuels gabarits de copiage pour les formes extérieures du boîtier,

  • d'un gabarit de mise en forme du cerclage,

  • d'un ensemble de gravure pour personnaliser le cerclage.
    Enfin le "Facteur de Cabrette" fera en sorte que sa création soit reconnaissable, en évitant de copier précisément certaines formes ou certains matériaux.

EQUIPEMENT
de L'ATELIER de TOURNAGE

La fabrication du Pied de Cabrette se fait obligatoirement sur un tour.
Le tour à métaux :
Il a comme avantages de permettre le travail de tous les matériaux, même les plus durs.Iil permet la confection de "certains outils spéciaux " en acier, il offre la possibilité de chariotage automatique (vis mère), il permet de se passer d'une lunette lors des perçages longs, si l'arbre du mandrin est creux et que son diamètre intérieur est au moins égal à 35mm. Il a comme inconvénients d'avoir un prix élevé s'il est acheté neuf, d'être massif et très lourd, il nécessite un emplacement définitif dans l'atelier accessible pour sa manutention.
Le tour à bois :
Il a comme avantages d'être léger, moins encombrant, il peut être installé en étage, il reste facilement transportable son prix est abordable même neuf, il permet un gain de temps sur le dégrossissage des pièces. Il a comme inconvénients de nécessiter une bonne maîtrise de l'outillage à main, l'absence de vernier micrométrique oblige le contrôle fréquent des diamètres au pied à coulisse.
Conclusions :
Pour un investissement moindre, le "tour à bois" peut très bien convenir à qui possède un petit atelier, il lui restera à acquérir la maîtrise de l'outillage à main pour usiner en toute sécurité. Dès lors que l'atelier est accessible en rez de chaussée, que l'investissement n'est pas un obstacle, et parce qu'il offre plus de possibilités, le "tour à métaux" aura la primeur d'être choisi.

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A L'ATELIER

Le professionnel possède déjà un atelier tout équipé et une expérience qui va lui permettre de réaliser les pièces sans trop de problèmes.
L'amateur éclairé , qui a déjà travaillé sur un tour (à métaux ou à bois), ne se posera pas trop de questions sur les façons de s'y prendre pour usiner du bois, de la corne, du plastique, de l'os ou de l'ivoire.
Le "bon bricoleur"
possédant un tour depuis peu devra se familiariser avec son nouveau matériel en :

  • appliquant les règles de sécurité liées aux machines tournantes et aux outils tranchants,

  • effectuant un ou plusieurs stages à "la Maison du tournage" ou ailleurs,

  • apprenant à affûter ses outils,

  • affinant les procédures de fabrication en fonction de son propre équipement.
    Compte tenu de l'importance de l'investissement financier, le "bricoleur" tenté par l'expérience, mais non équipé, devra se poser les questions de savoir s'il a "la figure de l'emploi" en

  • effectuant un stage de tournage,

  • effectuant un stage d'affûtage des outils de coupe.
    Quel que soit votre niveau d'équipement et de formation, sachez que les perces et les alésages coniques sur de grandes longueurs nécessitent la confection d'outils spécifiques. Ceux-ci n'existent pas dans le commerce, il faudra donc les fabriquer ou les faire fabriquer.

    Les bois précieux qui sont utilisés sont des bois très durs et très denses.
    Les outils de coupe vont s'émousser très rapidement s'ils ne sont pas trempés correctement. Il est souhaitable de se servir d'outils en carbure chaque fois que cela est possible, cette solution, plus onéreuse permet toutefois de diminuer considérablement les affûtages et donc de maintenir les cotes sur les longueurs et les diamètres.
    Les poussières de ces bois, émises au cours de l'usinage sont irritantes, il est donc conseillé d'utiliser un masque et des lunettes.

Les perces cylindriques :
Pour obtenir les perces longues cylindriques dans le bois avec une bonne rectitude, il est nécessaire d'utiliser un foret à une seule lèvre de coupe. Ce foret est autoguidé si l'on a pris soin de faire un avant trou de centrage au même diamètre. Il faut :

  • 1 foret de diamètre 3,8 ou 4mm et de 500mm de longueur,

  • une série de forets de 6, 8, 10, 12, 16, et 20mm permettant de faire les perçages successifs bien concentriques.
    Pour avoir la certitude du bon alignement de tous ces perçages, une solution est de réaliser deux forets étagés, un de (6mm et 8mm), un autre de (10mm, 12mm et 16mm )

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Les alésages coniques :
La conicité ( (D-d ) : L x 100= C%) des alésoirs varie en fonction de la longueur des hautbois. Ces alésoirs peuvent être réalisés à partir de forets cylindriques de 12mm et de 24mm rectifiés et traités thermiquement. Certains facteurs ont rectifié des lames de rabot, et même des baïonnettes, l'acier de ces objets étant bien trempé. Il faut avoir deux alésoirs par longueur de pied soit : Le Hautbois de la Cabrette comporte deux alésages coniques : l'âme et le pavillon.
La conicité de l'âme va de 3,8mm à 12mm, sur environ les deux tiers de la longueur du Hautbois. La conicité du pavillon va de 12mm à 24mm, sur le tiers restant.

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Silence on tourne!...

Les plans sont tracés, l'atelier est installé, les outils sont réalisés et qualifiés, les matériaux ont été livrés, le travail de création peut commencer,

....... place à l'artiste et à la règle de l'Art ......

 

LES HAUTBOIS EVENTAIL DE LA GAMME


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L'octave comprend 13 notes séparées par 12 demi-tons. Imaginons une série possible de 13 Pieds couvrant une octave. Les fréquences correspondant à chaque dominante varient de 262 Hz à 523 Hz dans l'octave normale du LA3 = 440Hz.
Une série que nous avons pour habitude de nommer avec des chiffres simples allant du 29 au 59. A chaque demi-ton de la gamme chromatique correspond une longueur de hautbois. Entre deux demi-tons les fréquences (Hz) sont fonction d'un facteur égal à la "racine 12ème de 2" soit de 1,05946309. Exemple entre le LA et le LA# : (440 Hz x 1,05946309 = 466,16 Hz) La différence de longueur entre deux hautbois doit varier dans les mêmes proportions, puisque la fréquence du son produit est intimement liée à la longueur du tuyau sonore. Ainsi, un pied de tonalité en DO, que nous appelons "un 39", mesurera réellement 39,2cm. (41,6cm / 1,05946309 = 39,2cm) Le fabriquant, dans ses réalisations, saura tenir compte de ces petites différences. Toutefois, chacun se souviendra qu'un pied de 39 mesure réellement 39,2cm, un 47 fait 46,7cm, ainsi de suite…..
Alors pourquoi s'en tenir à cet éventail qui va du 29 au 59 ? Tout simplement pour des raisons d'écartement des trous des notes. Il faudrait des doigts petits et minces pour jouer un pied de 24. A l'inverse, seule une personne aux doigts très longs pourrait boucher les trous bien écartés d'un pied de 62.
Les pieds de 29 et 59 représentent donc les limites raisonnables fixant les extrémités de cet éventail. Une possibilité recherchée et intéressante, puisqu'une octave sépare ces deux pieds en DO.


Photo du 29 au 59

Composition avec plusieurs matériaux (buis, ébène, coco-bolo, ABS naturel, et Acier inoxydable) Lorsque la série des 13 hautbois est représentée sur un même graphique, et que l'on prend soin de faire correspondre les espaces entre axes aux longueurs de ceux-ci, leurs extrémités sont alignées. Soit :

  • L : la Longueur du Hautbois,

  • x : la distance comprise entre le trou du pouce de la main gauche et celui du petit doigt de la main droite.
    Théoriquement, le rapport x/L est une constante, elle s'applique à chaque hautbois. Le même raisonnement est valable pour chaque trou de note se trouvant dans la zone x, imaginez cette zone coupée par plusieurs sécantes, qui pour des raisons de clarté n'ont pas été portées sur le dessin. Les points de convergence des deux alésages coniques se trouvent alignés sur une même droite. Une ligne droite relie également chaque trou fixant la tonalité des hautbois. Respecter toutes les données théoriques impose :

  • Une série d'outillages de précision pour chaque longueur,

  • Une rigueur d'exécution des gabarits de perçage des hautbois,

  • Le choix du bois employé et la qualité de l'anche réalisée feront le reste.
    Après réalisation, un relevé de cotes peut être révélateur de petites différences existant entre la théorie et l'exécution. De plus, il existe toujours quelques modifications minimes à apporter aux derniers réglages.

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THEORIE
LE TUYAU SONORE

On appelle Tuyau Sonore un tube susceptible d'émettre un son musical lorsque l'air qu'il contient entre en vibrations. Dans certains tuyaux d'orgue (par exemple), l'air fourni par une soufflerie est chassé dans le tuyau par la partie inférieure, et vient se briser contre une lame taillée en biseau, la lèvre de l'instrument. Il entre en vibrations. Si la bouche n'est pas surmontée d'un tuyau, le son rendu par l'instrument s'élève progressivement au fur et à mesure que le courant d'air est chassé avec plus de force. Mais quand l'instrument est complété par un tuyau, il ne peut plus " parler " que pour les sons à l'égard desquels le tuyau fonctionne comme résonateur. L'expérience en laboratoire montre que l'air contenu dans le tuyau est soumis à des ondes stationnaires. L'on peut constater la formation de nœuds et de ventres qui s'explique par la nature même du mouvement vibratoire. Dans ces conditions, en un point quelconque du tuyau, le mouvement de l'air est la résultante de deux mouvements vibratoires, l'un direct, l'autre réfléchi.
La théorie démontre que :

  • les nœuds sont des tranches d'air dans lesquelles la compression ou la dilatation atteignent un maximum, mais dans lesquelles la vitesse vibratoire est constamment nulle,

  • les ventres sont des tranches d'air ou la vitesse vibratoire atteint un maximum, mais ou il n'y a jamais ni compression, ni dilatation.
    Puisque, dans un ventre, il n'y a ni compression, ni dilatation, on peut sans inconvénient mettre en ce point l'air du tuyau en communication avec l'air extérieur, en ouvrant par exemple un trou dans sa paroi. Si l'on perce la paroi en un autre point et particulièrement à la place d'un nœud, l'équilibre de pression aura tendance à se rétablir entre l'intérieur et l'extérieur du tuyau. On déterminera en ce point la formation d'un Ventre, et on changera par conséquent la nature et la répartition des ondes sonores.

    LOI DES TUYAUX SONORES

    L'expérience montre que le son émis par un tuyau sonore est indépendant de la matière constituant ses parois, de sa forme et de sa section.
    La fréquence du son émis est inversement proportionnelle à la longueur du tuyau.
    La fréquence du son émis est proportionnelle à la vitesse du son dans l'air.

Application :
On emploie, dans les instruments de musique, différentes sortes de tuyaux sonores. Les tuyaux à la bouche, sont aussi appelés à embouchure de flûte. Dans les tuyaux à anche, l'embouchure est fermée par une lame flexible appelée anche et qui vibre pour livrer le passage à l'air. On rend le son plus agréable en surmontant l'anche d'un "cornet d'harmonie" qui joue le rôle de résonateur. L'anche double rend des sons beaucoup plus purs que ceux de l'anche battante, qui nasille un peu. Le Hautbois est un tuyau sonore percés de trous dans la paroi. Lorsque les trous sont fermés, l'instrument délivre un son d'une certaine fréquence. En débouchant les trous, l'exécutant crée un ventre à l'endroit du trou, ce qui revient à diminuer la longueur du tuyau et à augmenter la fréquence du son délivré.


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La Fréquence (N) du son émis est donc :
  • proportionnelle à la vitesse (V) du son dans l'air,

  • inversement proportionnelle à la longueur (L) du tuyau sonore. Selon la formule mathématique : N = V / 2L. La vitesse de propagation du son dans l'air est de 321m/s à 0°. Elle augmente avec la température de l'air. Nous admettrons que ni le matériau constituant le tuyau, ni sa forme n'influent sur la fréquence du son. Ils interviennent principalement sur le timbre, en sélectionnant le nombre et la qualité des harmoniques. Ils constituent de toute évidence le "Cornet d'Harmonie" qui permet de rendre le son plus agréable.
    Le Hautbois d'une Cabrette, émet des sons musicaux complexes. Il possède donc un timbre qui dépend de la nature et de l'intensité relative des harmoniques accompagnant le son fondamental.

  • T : Tuyau sonore
  • A : Anche double

  • x : Espace constitué par l'ensemble des trous des notes Le montage de l'anche sur le hautbois détermine la longueur totale du Tuyau sonore.

    La qualité du son dépend :

  • de la forme, de l'épaisseur, des dimensions et de l'écartement des lèvres des deux lamelles de l'Anche,

  • de la qualité d'exécution du " cornet d'harmonie " et des trous des notes,

  • du matériau employé.


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    La justesse des notes dépend

  • du bon rapport x/T,

  • du bon positionnement de x sur T,

  • des bons espacements entre chaque trou positionnés dans x,

  • du respect de la longueur du tuyau sonore (T+A) Une bonne réalisation tiendra compte de la Théorie.

    LE HAUTBOIS

    Facture de prestige
    Comme le violoniste qui joue un "Stradivarius", jouer sur un pied de facture renommée est un privilège. Posséder un " Amadieu ", un " Costeroste " ou un " Gasparoux ", donne de suite l'envie de le copier et de le reproduire à l'identique.
    C'est une excellente idée, d'autant plus que ces célèbres facteurs de Cabrette ne sont plus là pour nous l'interdire.
    La reproduction à l'identique est quasiment impossible, mais il n'est pas déraisonnable de penser que la copie peut être très peu différente du modèle, à condition de choisir le même bois.
    La première difficulté consiste à relever les cotes des diamètres, des entraxes et de la conicité des perces, la deuxième, de fabriquer les outillages adéquats à la réalisation de ces perces, et enfin d'effectuer les trous des notes aux mêmes formes (souvent ovoïdes) et suivant les mêmes entraxes.

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    Il y aura forcément des différences entre la copie et le modèle.

    Mais il n'est pas question de refaire un "Amadieu" ou un "Costeroste" !....

    Après avoir admis qu'il n'est pas facile de travailler au millimètre, et encore moins aisé de recopier les perces du hautbois nous allons nous fixer une règle de conduite pour fabriquer notre série de pieds, en admettant qu'il existe une certaine théorie basée sur la physique, donc qu'il existe une certaine symétrie des cotes des différents pieds.
    Les procédures de fabrication sont rédigées au regard de dessins cotés en millimètres. Les valeurs retenues dans le dossier résultent d'un compromis entre valeurs relevées et essais de qualification.
    Il faut avant tout posséder des outillages de qualité pour respecter "ces millimètres" que l'on s'impose. Cet instrument mérite bien que l'on travaille de façon précise !....


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    L' alésage :
    L'alésage du hautbois est constitué par un bi-cône. On admettra que les deux cônes se rencontrent à un diamètre de 12mm et à une cote "X" de l'extrémité du pavillon. Les conicités de l'alésage sont donc connues. Il est donc facile de déterminer les profondeurs des perçages successifs.

    Le profil extérieur :
    Pas de problème particulier, si ce n'est que l'épaisseur de bois restante est un compromis entre esthétique, rigidité, poids et résonance musicale. Cette épaisseur est peut être fonction du matériaux utilisé ?... Ce paramètre reste à étudier. Les hautbois de grande longueur, (au-dessus de 50cm) seront réalisés en deux parties, pour plus de facilité.

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    Les longueurs des perçages et des alésages coniques portés ci-dessus sont données à titre d'exemple. Elles peuvent être légèrement différentes suivant les Facteurs.
    La qualité du son fourni par le hautbois tient pour beaucoup de la forme des alésages coniques.

    image011 2USINAGE DU HAUTBOIS

    Le barreau de bois est choisi selon sa section et son essence. Il est coupé à bonne longueur.

Important :
Prendre soin de réaliser toutes les bagues avant de travailler le bois. Pour un meilleur ajustage de l'assemblage de deux pièces, réaliser la partie male selon la pièce femelle. Il est important de respecter la chronologie des opérations suivantes :
  • Arrondir le barreau au diamètre maximum,

  • Effectuer la perce de part en part au diamètre minimum,

  • Reprendre l'usinage du diamètre maximum extérieur, en fonction de l'axe de perçage effectué,

  • Réaliser les perçages successifs, et les deux alésages coniques,

  • Terminer l'usinage extérieur.

    Position des bagues

    Les outils de perce seront (dans la mesure du possible), tenus à la main pour :

  • mieux sentir la pression de coupe transmise (éviter le flambage des outils longs et minces),

  • évacuer plus souvent et plus facilement les copeaux (éviter le bourrage)
    La réalisation du perçage de petit diamètre et de grande longueur se fera avec le plus grand soin, pour obtenir une bonne rectitude, et garantir la suite des perçages et alésages.

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    Profil du hautbois

    Les diamètres portés ci-dessus sont donnés à titre d'exemple. Ils peuvent être légèrement différents suivant les Facteurs. Outre l'esthétique, les épaisseurs du bois restant peuvent influer sur la qualité du son obtenu.

    <p "align="center">HAUBOIS
    Référence et origines des côtes

    Nous avons vu ce qu'est le "Tuyau Sonore", et l'importance de sa longueur pour une tonalité donnée. Il faudra donc porter une attention toute particulière à :

  • la longueur hors tout du Hautbois,

  • la profondeur du logement de l'anche.
    Au cours de sa fabrication, la longueur précise du hautbois peut être amenée progressivement à sa bonne valeur. Le risque étant de rogner cette valeur de quelques millimètres. Si cela arrive, il sera bon de réduire d'autant la profondeur du Fond d'anche, pour retrouver la longueur imposée du Tuyau Sonore avec le positionnement d'une anche de longueur normale. A l'inverse, si le Hautbois est plus long de quelques millimètres, augmenter d'autant la profondeur du Fond d'anche. Il s'agit de conserver pour chaque tonalité, un rapport constant entre la longueur du canon d'anche, et la longueur du Hautbois. Le perçage des trous des notes se fait à l'aide d'un gabarit. Afin de pouvoir respecter la cote de référence, (Fond d'anche / Trou du pouce main gauche)


    Le positionnement de ce gabarit est très important. Il se fera toujours en fonction du fond du logement de l'anche.
    La figure ci-dessous montre les variations possibles de longueur, en plus et en moins, du Hautbois. On peut remarquer que la même anche convient dans les trois cas.

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    Le Hautbois N°1 représente la longueur standard de 39,5 cm pour un pied en tonalité de DO. Le N°2 est trop court de 5mm, et le N°3 est trop long de 5mm Dans les trois cas, il est impératif de respecter la cote de référence.

    IMPORTANCE DES ESPACES

    Le hautbois est alésé, bagué et sa forme extérieure est quasi définitive. Le moment est venu de percer les trous des notes.
    Le Facteur de Cabrette va transformer un objet tourné en instrument de musique. C'est le moment le plus important et le plus angoissant, puisqu'une fois les trous des notes percés, il est impossible de revenir en arrière sans nuire à l'esthétique de l'objet fini. D'où l'importance de posséder un gabarit de perçage réalisé avec le plus grand soin, selon les règles théoriques. Il faut donc se souvenir :

  • La longueur du Hautbois L détermine la tonalité du Hautbois,

  • L'espace X occupé par l'ensemble des trous détermine l'octave,


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  • Les intervalles entre chaque trou déterminent la justesse de chaque note,

  • La cote de référence "Fond d'anche/trou du pouce" détermine le positionnement de l'ensemble de la gamme,

  • La cote Z détermine la tonalité.
    Malgré toutes les précautions prises, les perçages effectués ne sont pas tous placés aux bonnes cotes. Et par voie de conséquences, la justesse d'une ou plusieurs notes peut en être affectée. Pas d'affolement ! Une petite correction est possible…. Il est en effet possible de modifier la valeur d'une note d'un quart, voire d'un demi ton, mais pas au delà.

  • Elever sa valeur se fait en agrandissant le diamètre de son trou, ou bien en obliquant son axe de perçage vers les aigus.

  • Abaisser sa valeur ne pourra se faire qu'en bouchant une partie du trou avec de la cire.

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    Vous avez lu, et peut être relu ces quelques lignes, vous êtes donc intéressé par cet instrument. Vous connaissez la musique, et vous aimez travailler le bois, vous pouvez devenir un facteur de Cabrette.
    Osez, investissez, persévérez, passionnez vous.

    N’hésitez pas à prendre contact avec l’Association "Cabrettes Cabrettaïres". Un dossier de fabrication plus complet et plus détaillé existe, il peut vous permettre de démarrer plus sereinement. Et, qui sait ? Votre expérience et votre goût de la perfection vous conduiront à modifier certaines cotes, certains procédés inscrits dans ce Mémoire. Vous aurez remarqué au cours de vos essais et créations, que vous améliorez le timbre ou l’intensité du son musical, donc la qualité de l’instrument.
    Cet instrument est joué par des artistes virtuoses.
    Il mérite que les Facteurs y apportent le maximum de soin.

    Vous êtes maintenant un initié, à vous de devenir le Passionné, et pourquoi pas, l’Amadieu de demain….
    Dès lors que votre technique aura apporté des améliorations, vous aurez contribué à faire avancer la "science"….
    Alors, n’oubliez pas d’en faire profiter les autres, en faisant enregistrer vos découvertes.

    R Servant

  • Par Roger Servant
    Novembre 2004

Fabrication Bourdon

GENERALITES

Les règles générales qui régissent la fabrication du Hautbois s’appliquent à ce chapitre.



Les cotes retenues pour l’usinage du bourdon sont telles qu’elles permettent de percer sa partie intérieure, de façon à pouvoir y monter une anche simple ou battante.

Sa perce est cylindrique.

Le couplage glissant entre les deux parties est facilité par un logement dispensé sur la partie mâle, pour recevoir un enroulement de fil de chanvre.

Les cotes retenues pour l’usinage de la chanterelle sont telles qu’elles permettent de percer sa partie intérieure, de façon à pouvoir y monter une anche double.

Sa perce est conique.

Le couplage glissant entre les deux parties est facilité par un logement dispensé sur la partie mâle, pour recevoir un enroulement de fil de chanvre.

Pour l’utilisation sans anche, et pour conserver l’étanchéité, il suffira d’obstruer l’alésage par un petit bouchon.

LE BOURDON

Cette cotation est un exemple parmi tant d’autres. La facture peut être légèrement différente, surtout dans sa forme extérieure.


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LA CHANTERELLE

Cette cotation est un exemple parmi tant d’autres. La facture peut être légèrement différente, surtout dans sa forme extérieure.

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USINAGE DES BAGUES

Les bagues sont identiques pour les pieds de 27 à 57, cela peut être intéressant pour un effet de série, et de ce fait elles peuvent être réalisées à l’avance.

Deux bagues supplémentaires seront réalisées, une à monter sur les boîtiers en bois, l’autre permettant de raccorder les deux parties des hautbois de grande longueur (au-dessus de 500 mm)

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R Servant

Par Roger Servant
Novembre 2004

Fabrication Soufflet

Différents bois peuvent être employés, le noyer, hêtre, frêne etc… À l’aide d’un gabarit, on découpe 3 planchettes Au 1er plan la planchette intermédiaire, à gauche planchette qui reçoit l’appui costal, à droite planchette extérieure qui reçoit l’appui du bras, au fond l’appui costal.

2planches

La planchette intermédiaire a été percée pour faire circuler l’air.

 

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Le montage de la première épaisseur de cuir va servir à renforcer les charnières.

Bien que la dimension de l'épaisseur d'un cuir n'empêche pas sa porosité, celle-ci a un rôle important. En effet, un cuir trop épais empêche le soufflet de s'ouvrir librement, et lorsqu'il est trop fin, il se gonfle comme une baudruche avec un bruit de claquement.

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Seul le cuir de chèvre, ou de la même famille (chevreuil, etc.), est assez solide pour pouvoir supporter ces différents mouvements. Ce cuir fibreux et très nerveux est utilisé principalement pour fabriquer des chaussures, ou des porte – feuilles, car il allie robustesse et souplesse.

 

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Lanière de cuir servant à limiter l’ouverture du soufflet

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Clapet anti-retour qui sert à empêcher l'air de repartir dans le soufflet

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Aucun autre cuir ne peut supporter une telle torture, sans jamais se couper au niveau des plis, à moins de recevoir un entretien régulier à base de graisse sur les deux faces du cuir.

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La plaque de laiton sert à la fabrication des deux attaches de la dragonne. Celle-ci maintient le bras au soufflet.

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Une fois le cuir découpé, de l’huile de pied de bœuf et du sapo lui seront appliqués.

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Clous et charnières

Lanière et ceinture seront fabriquées dans du cuir de vache.



jean louis
Par Jean-Louis Claveyrole
Octobre 2003